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Buitenlandse literatuur

Literaire handschriften

In de laatste catalogus met literaire handschiften (nr. 333 – april 2008) biedt het Franse antiquariaat l’Abbaye-Pinault een aantal brieven aan van enkele van de grootste schrijvers uit het fin-de-siècle. De mooiste zijn mijns inziens de volgende:

Gabriele d’Annunzio (1863-1938) – Ongedateerde brief aan een van zijn muzes Marie de Régnier (1875-1963) : «…N’avez-vous pas reçu ma lettre d’hier soir… demande le poète à sa muse avant de s’exclamer …Je suis encore malade et furieux en conséquence. Et vous ? Êtes-vous encore gisante ?… Il achève sa lettre en l’informant …Je viendrai demain… » € 530,-

Gustave Flaubert (1821-1880) – Brief gedateerd 6 december 1871 (?) aan Philippe Leparfait (pleegzoon van Louis Bouilhet): « Revenant sur ses difficultés à faire représenter la pièce de Louis Bouilhet , Mademoiselle Aïssé, au théâtre de l’Odéon, Flaubert, agacé, explique à son correspondant l’avancement des négociations …Oui, ils ont un traité pour la reprise de Ruy-Blas le 25 Janvier. Après des dialogues inextricables, voici ce qui a été convenu il y a 15 jours entre Chilly et moi (il n’y a plus à y revenir). On jouera Aïssé quand même. Puis le 20 janvier on lanternera le père Hugo avec les décors pendant 15 jours ou un mois… Il tente de le rassurer …On ne peut d’ailleurs arrêter une pièce tant qu’elle n’est pas descendue à un certain chiffre. Nous avons pour nous la Société des Auteurs dramatiques, où Chilly à propos de la reprise de Ruy-Blas a été secoué par Al. Dumas… avant de le sommer : …Enfin, fous-moi la paix, je fais tout pour le mieux. Loin de pousser à la première, je voudrais qu’elle n’eût lieu qu’après le jour de l’an !… L’écrivain achève sa lettre en affirmant …C’est à nous (à l’Odéon) que le père H (Hugo) pourrait, peut-être, faire un procès ; mais il n’osera de peur qu’on ne le traite de corsaire. Il redoute autrement la petite presse qui lui est hostile. Et puis, merde ! Il fallait qu’Aïssé fût jouée maintenant et non au mois d’avril ou septembre ! comme on me l’avait proposé… » € 2600,-

Guy de Maupassant (1850-1893) – Brief gedateerd 24 juli 1891 aan Nicolas Brusse: «Maupassant revient sur le différent qui l’oppose à son correspondant à propos de son roman Fort comme la mort : …je n’ai jamais entendu parler de votre conte, j’ignore ce que c’est, et je me demande si vous vous moquez de moi ou si vous divaguez. Mon roman qui a eu 60 éditions chez Ollendorff, en 4 ans est assez connu pour que votre prétention soit absolument ridicule. Quant au titre que vous prétendez avoir trouvé, cela prouve votre absolue ignorance de la Bible. Si vous continuez à maintenir votre affirmation erronée, moi, c’est aux tribunaux que je m’adresserai par l’intermédiaire de la Société des gens de lettres ; mais je pense que c’est là une simple réclame de votre part… » € 3900,-

Paul Verlaine (1844-1896) – Brief uit eind juni 1867 aan Victor Hugo :
«Lettre inedite de Verlaine à Hugo pour la reprise d’Hernani.(…) Cette lettre est reproduite dans Actes et Paroles :
Cher et illustre maître, Nous venons de saluer des applaudissements les plus enthousiastes la réapparition au théâtre de votre Hernani. Le nouveau triomphe du plus grand poète français a été une joie immense pour toute la jeune poésie ; la soirée du Vingt Juin fera époque dans notre existence. Il y avait cependant une tristesse dans cette fête. Votre absence était pénible à vos compagnons de gloire de 1830, qui ne pouvaient presser la main du maître et de l’ami ; mais elle était plus douloureuse encore pour les jeunes, à qui Il n’avait jamais été donné de toucher cette main qui a écrit la Légende des Siècles. Ils tiennent du moins, cher et illustre maître, à vous envoyer l’hommage de leur respectueux attachement et de leur admiration sans bornes.
Nous avons donc ici, le troisième témoignage d’admiration de Verlaine pour Hugo, à propos d’Hernani, élément important dans le rapport des parnassiens avec la « vieille garde » romantique. » € 4900,-

Emile Zola (1840-1902) – Brief gedateerd 21 april 1883 aan de schrijver Georges Godde: « Belle lettre d’Émile Zola qui remercie Georges Godde pour l’envoi de son livre. L’écrivain le félicite chaleureusement …Le scrupule du père Durieu m’a plu infiniment. C’est une étude très forte dans sa simplicité, et dont j’aime beaucoup la clarté sincère. Je crois que l’avenir est là, que ce sont les pages limpides qui ont le plus de chance de rester… » € 1400,-

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